MÉMOIRE D'UNE LUTTE ACTUELLE


“Il y en a certains qui assurent que le café est presque aussi important que le pétrole sur le marché international”, écrit Eduardo Galeano.


Au Mexique, pendant près d’un siècle, les paysans indigènes ont été exploités comme mains d’œuvre par des propriétaires terriens étrangers venus pour produire du café. Dans les années 80, les peuples natifs se soulèvent s'appropriant la fameuse phrase de Zapata : « La terre appartient à ceux qui la travaillent ».

Mais depuis la signature du Traité de Libre Échange en 1994, la production nationale n’a pu faire face à la compétition. Pour survivre, les agriculteurs sont obligés de se spécialiser dans la production de café, destinée à l’exportation. Ils perdent alors toute souveraineté alimentaire. Or, lorsque les prix du marché mondial chutent, l’économie des villages s’écroulent. De nouveau, les communautés indigènes sont esclaves du système dicté par la mondialisation.

A Pueblo Nuevo, où règne la violence et le désespoir, les femmes sont les premières à souffrir de cet esclavagisme moderne: là-bas, « seuls les hommes travaillent et écrivent l’Histoire ».

Postés devant la ferme du propriétaire terrien qui les exploitait, les paysans ont vu resurgir le fantôme de leur Révolution.

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