TRAVAILLEUSES EN SOURDINE- Histoire d'un suffixe


« Le seigneur Dieu pris une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l'amena vers l'homme.

L'homme dit alors:

"Cette fois-ci, voilà l'os de mes os

et la chair de ma chair !

On l'appellera femme - Ishsha -,

elle qui fut tirée de l'homme - Ish." »


Ce passage de la Genèse est souvent cité par les hommes de Pueblo Nuevo pour justifier leurs actes machistes.


Être invisible soumis à des lois divines, la femme est privée de toute liberté, cloisonnée dans son rôle d'épouse et de mère. Sans ressource économique propre et ne parlant que le tzeltal (dialecte de la communauté), il semble impossible pour elles de se soustraire au destin qu'on leur a assigné.

Les femmes sont pourtant une roue essentielle de l’engrenage du marché du café, unique source économique du village, effectuant tout le travail post-récolte de l’or noir.

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